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🟣ATAC organise une formation sur l’observation et la documentation des violations des droits des FOSA

De l’écoute à l’action : renforcer les capacités des jeunes observateur·rice·s et des femmes ouvrières agricoles

Sousse, 11–14 août 2026 — L’Association Tunisienne de l’Action Culturelle (ATAC) a organisé à Sousse une formation consacrée à l’observation et à la documentation des violations des droits des Femmes Ouvrières dans le Secteur Agricole (FOSA).

La formation a réuni 16 participant·e·s, dont 13 femmes et filles et 03 hommes, venant notamment de Kairouan et de Sidi Bouzid.

Les participant·e·s représentaient trois dynamiques complémentaires : 6 membres de l’Académie des Jeunes Observateur·rice·s des Violations des Droits Humains, originaires de Meknassy, Regueb, Jelma et Kairouan, 4 membres du Syndicat de base des Femmes Ouvrières dans le Secteur Agricole (FOSA) et 6 membres du réseau Women’s Leadership Network (WLN).

👂 Écouter pour comprendre

Plutôt que de privilégier une formation classique basée sur une succession de présentations, la démarche pédagogique a mis l’accent sur l’échange, l’expérience, les études de cas, les exercices pratiques et le travail collectif.

Une histoire proche de la réalité vécue par les femmes ouvrières agricoles a servi de fil conducteur à la formation.

À partir de cette histoire, les participant·e·s ont été progressivement amené·e·s à poser les bonnes questions :

Que s’est-il réellement passé ?
Quel droit peut être concerné ?
Que devons-nous vérifier ?
Comment recueillir l’information ?
Comment protéger la personne ?

Cette démarche a permis d’introduire progressivement les notions de monitoring, de documentation et de protection.

🔎 Du problème à l’identification d’une éventuelle violation

Un des apprentissages importants de la formation a été de distinguer :

La réalité ≠ le fait ≠ le droit ≠ l’éventuelle violation.

Cette distinction permet d’éviter les conclusions trop rapides et d’adopter une démarche basée sur les faits, la vérification des informations et l’identification précise du droit concerné.

Les participant·e·s ont ainsi travaillé sur les techniques de collecte d’informations, les sources, la conduite des entretiens, la vérification des données et la documentation des situations.

🛡️ Observer sans mettre en danger

La formation a également accordé une place centrale à l’éthique et à la protection des personnes.

Consentement, confidentialité, sécurité, protection des données et principe de non-nuisance ont été abordés à travers des situations concrètes.

L’objectif est simple : Recueillir une information utile sans jamais augmenter le risque pour la personne qui témoigne.

⚖️ Du droit sur le papier au droit dans la réalité

Une autre séquence importante a porté sur la protection sociale des femmes ouvrières agricoles.

Les participant·e·s ont été invité·e·s à réfléchir à une question essentielle : Si une travailleuse a un droit à la protection sociale, qu’est-ce qui peut l’empêcher d’en bénéficier réellement ?

Les échanges ont permis d’aborder les obstacles liés à l’information, à l’accès aux procédures, à la déclaration, aux conditions de travail et aux mécanismes de protection.

📣 De l’observation à l’action

La formation ne s’est pas arrêtée au monitoring.

Les participant·e·s ont également travaillé sur le passage :

Du constat → à la revendication → au plaidoyer → à l’action collective.

Des exercices ont porté sur la conception de campagnes de sensibilisation, l’identification des publics cibles, des messages, des partenaires et des indicateurs de réussite.

La question de l’organisation collective et syndicale a également été abordée, notamment à partir de l’expérience de Sidi Bouzid et de la dynamique engagée autour des femmes ouvrières agricoles.

🤝 Une dynamique entre jeunes, femmes et partenaires

La diversité des participant·e·s a constitué l’une des richesses de cette formation.

La rencontre entre jeunes observateur·rice·s, femmes ouvrières agricoles et membres du réseau WLN a permis de croiser différentes expériences et de créer un espace de dialogue autour d’une préoccupation commune : mieux défendre les droits des femmes ouvrières agricoles et renforcer leur capacité à agir collectivement.

🚀 Et maintenant, place au terrain !

La formation de Sousse constitue une première étape.

Le processus se poursuivra à Kairouan à travers deux journées de travail pratique et d’accompagnement de terrain.

Ces prochaines étapes permettront notamment de :

  • Mettre en pratique les outils de monitoring ;
  • Écouter directement les femmes ouvrières agricoles ;
  • Identifier et analyser leurs principales revendications ;
  • Renforcer les liens avec les partenaires locaux ;
  • Poursuivre la réflexion sur l’organisation collective ;
  • Préparer des actions de sensibilisation et de plaidoyer ;
  • Élaborer un premier plan d’action.

L’objectif est de transformer progressivement les acquis de la formation en actions concrètes portées avec et par les femmes ouvrières agricoles.

👂 Écouter → 🧠 Comprendre → 🔎 Vérifier → 🛡️Protéger → 📣 Agir → 🤝 S’organiser → 🚀 Commencer

👂 نسمع ← 🧠 نفهم ← 🔎 نتحقق ← 🛡️ نحميها 📣 نتحرك ← 🤝 نتنظم 🚀 نبدأ

C’est le chemin construit collectivement durant ces trois jours de formation.

ATAC

استخدام الفن والثقافة كوسيط لمكافحة جميع أنواع عدم المساواة والتمييز لتمكين أصحاب الحقوق من اكتساب المزيد من الكرامة الإنسانية.

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